Un peu plus de bienveillance à l’école pour des élèves heureux

par | Sep 1, 2018 | A l’école, Blog | 0 commentaires

Le métier d’enseignant est un véritable défi du quotidien. En effet, les professeurs, quelque soit leur niveau d’enseignement, ont l’immense responsabilité d’accompagner les enfants dans leurs apprentissages, et plus généralement de les élever et de leur donner des clefs pour une vie épanouie. Voici quelques conseils pour améliorer ces relations privilégiées, qui peuvent changer la vie d’un élève…

A l’époque déjà, Maria Montessori insistant sur l’importance du rôle de l’éducateur. De nos jours, c’est notamment Catherine Gueguen, pionnière de l’éducation positive, qui nous donne des pistes pour appliquer ces principes au sein de la classe, dans son dernier livre Heureux d’apprendre à l’école. Selon elle, “ La relation avec les élèves est au cœur du métier d’enseignant, ce qui en fait une profession très difficile. Or cette relation peut s’améliorer, se travailler “. Voici quelques conseils dans ce sens !

Travailler avec les émotions 

Bien souvent au sein de l’école, on ne s’intéresse pas aux émotions et elles y sont même réprimées. Pourtant, ce sont de véritables alliées, qui replacées au cœur des apprentissages, permettent de développer des compétences sociales et émotionnelles, autant chez les enseignants que chez les élèves ! Il existe déjà des programmes (travaux pratiques, jeux de rôles) à travers lesquels on peut apprendre à exprimer ses émotions, à comprendre leurs causes, à savoir y faire face… Selon certaines études, les enseignants qui développent ces capacités se sentent plus compétents et ont beaucoup moins de risque de burn-out. Emotions et réflexions sont liées, et les unes ne vont pas sans les autres, il serait donc tout à fait logique qu’elles soient utilisées à l’école !

Dispenser des formations à l’empathie

Beaucoup plus que la transmission de connaissance, le métier de professeur comprend également toute une dimension de bienveillance, d’empathie, comme reconnaître ses émotions et celles des autres, chercher à les comprendre… Mais certains n’ont pas les clefs pour cela, ce qui nécessiterait donc de créer des formations et des accompagnements sur ce sujet durant leurs cycles d’études. Et tant que ce n’est pas le cas, il existe de nombreux stages autour de la communication non violente (CNV), qui permettent aux enseignants de prendre conscience de leurs paroles et de leur impact. De plus, plus on pratique l’empathie, plus nous habituons notre cerveau à fonctionner avec ces nouveaux schémas de pensées, et plus nous avons des relations satisfaisantes. C’est un cercle vertueux ! Au Danemark par exemple, les cours d’empathie font partie intégrante des programmes scolaires !

Stop à l’humiliation

Si l’on apprend à l’enfant que les rapports humains sont des rapports de force, très vite il agira de même. Inutile, donc, de donner cent lignes à copier, de coller un ado un samedi matin, de l’exclure de la classe ou de l’humilier devant toute la classe. Catherine Gueguen explique que cela reviendra pour lui à un rejet social ressenti aussi intensément qu’une douleur physique.Ainsi, si un comportement nécessite vraiment une sanction, donnez lui du sens. Elle doit être annoncée au préalable, raisonnable et respectueuse de l’être qui est devant nous, c’est à dire pas d’humiliation, de dévalorisation, de culpabilisation… Enfin, permettez toujours la réparation, qui a pour but de faire mesurer par l’élève, la conséquence de son acte. Nombreuses sont les fois, malheureusement, où la punition est vue comme une réparation. Or, pour réparer une mauvaise action, on doit permettre à l’élève d’en produire une positive !

Aider plutôt que juger

“ Tout ce qui dévalorise l’enfant est de l’ordre de la maltraitance émotionnelle “, avertit Catherine Gueguen. C’est pourquoi il serait préférable d’aider l’élève qui n’a pas compris plutôt que de lui mettre une mauvaise note ! D’autant que les notes peuvent aussi entretenir les rivalités en classe, voire les conflits en famille. Ces menaces, comme les punitions, s’inscrivent dans un rapport de force. D’ailleurs, le stress des élèves vient souvent de cette pression. Or, on voit que les méthodes bienveillantes préférant l’autoévaluation font leurs preuves. Diverses études ont démontré que la réussite de l’élève est directement liée à la perception de ses propres capacités, soulignant l’importance du feed back, le retour du prof à l’élève, pour développer sa capacité à s’auto-évaluer. N’oubliez pas : il est là pour apprendre !

Source : https://www.femina.fr/

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